
Ablution en Islam
Résumé rapide
- L'ablution (wudu) est la purification mineure par l'eau, obligatoire avant la prière (salat), fondée sur le verset 6 de la sourate Al-Ma'ida et sur la parole du Prophète ﷺ : « Une prière sans purification n'est pas acceptée. »
- Ses six piliers consensuels : l'intention, laver le visage, laver les mains jusqu'aux coudes, essuyer la tête, laver les pieds jusqu'aux chevilles, et l'ordre entre ces gestes.
- Les invalidants consensuels se limitent à ce qui sort des deux orifices (urine, selles, gaz, sperme, liquide pré-éjaculatoire, liquide prostatique) et à la perte de conscience (sommeil profond, évanouissement, folie, ivresse).
- Toucher son sexe ou manger de la viande de chameau sont des points disputés entre écoles — et non consensuels, contrairement à une idée reçue.
- Aucune invocation propre à chaque membre n'est authentique — seuls trois dhikr sont établis après l'ablution.
Qu'est-ce que l'ablution en islam ? Définition et mérite
L'ablution est une purification rituelle par l'eau qui précède la prière en islam ; elle comprend le lavage du visage, des mains jusqu'aux coudes, l'essuyage de la tête, et le lavage des pieds jusqu'aux chevilles, avec intention et préparation à l'adoration.
L'ablution (wudu en arabe) est fixée par Allah comme obligation à tout musulman avant d'accomplir la prière et tout autre acte d'adoration qui requiert la purification, et sa portée s'étend à toute occasion nécessitant la pureté rituelle, sans se limiter à la prière elle-même.
Sa preuve formelle est le verset : « Ô les croyants ! Lorsque vous vous levez pour la prière (As-Salât), lavez vos visages et vos mains jusqu'aux coudes ; passez les mains mouillées sur vos têtes ; et lavez-vous les pieds jusqu'aux chevilles » [Sourate Al-Ma'ida : 6]. Ce verset est le fondement même de la légitimité de l'ablution ; il énonce clairement les quatre membres concernés, et évoque également les ablutions sèches (tayammum) en cas d'impossibilité de trouver de l'eau.
Selon Ibn Omar (qu'Allah les agrée), le Prophète ﷺ a dit : « Une prière sans purification n'est pas acceptée, de même qu'une aumône avec de l'argent volé » — rapporté par Muslim dans son Sahih (n°224). L'ablution est donc une condition de validité de la prière pour quiconque dispose d'eau ; s'en dispenser n'est en aucun cas permis.
Dans le même sens, Abu Hurayra (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Allah n'accepte la prière d'aucun d'entre vous qui soit souillé, jusqu'à ce qu'il fasse ses ablutions » — rapporté à l'unanimité (Sahih Al-Bukhari : 6954).
Abu Hurayra (qu'Allah l'agrée) relate également que le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Le Jour de la Résurrection, les gens de ma communauté seront appelés ; leur visage ainsi que leurs membres seront blancs sous l'effet des ablutions. Ainsi, que celui qui peut étendre la blancheur de son visage, le fasse ! » Dans la version de Muslim, on rapporte : « Je vis Abu Hurayra faire ses ablutions ; il se lava le visage et les mains jusqu'à presque atteindre les épaules, puis les pieds jusqu'aux tibias », avant de citer ce même hadith. Et dans une autre version de Muslim : « J'ai entendu mon bien-aimé dire : L'ornement du croyant atteindra ce qu'atteint l'eau des ablutions » — authentique, rapporté par Al-Bukhari et Muslim, également rapporté par Muslim (250) dans une version proche. Cela signifie que le croyant sera illuminé au Jour de la Résurrection aux endroits qu'il lavait lors de ses ablutions, ce qui deviendra pour lui lumière et parure dans l'au-delà.
Uthman ibn Affan (qu'Allah l'agrée) relate par ailleurs que le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Quiconque fait ses ablutions et les accomplit parfaitement, ses péchés quittent son corps au point qu'ils en sortent même de sous ses ongles » — authentique, rapporté par Muslim (Sahih Muslim, n°245). Cette expiation concerne les péchés mineurs ; pour les péchés majeurs, le repentir sincère demeure obligatoire.
Remarque : étendre le lavage au-delà du coude ou de la cheville est donc une pratique recommandée et prophétiquement encouragée pour qui en est capable — non obligatoire, mais nullement une simple excentricité personnelle. Abu Hurayra la pratiquait lui-même jusqu'à l'épaule ; toutefois, selon une autre narration, il avertissait ceux qui se trouvaient derrière lui de ne pas la reproduire systématiquement en public, de peur que les gens ordinaires n'en viennent à la croire obligatoire. L'obligation, elle, s'arrête au coude et à la cheville, comme indiqué dans les étapes ci-dessous ; l'extension au-delà reste une sunnah surérogatoire, et non une confusion à éviter par principe.
D'après Humran, l'esclave affranchi d'Uthman ibn Affan (qu'Allah l'agrée), celui-ci vit Uthman demander un récipient d'eau pour ses ablutions. Il versa de l'eau sur ses mains et les lava trois fois, introduisit sa main droite dans le récipient, se rinça la bouche et le nez et la recracha, lava son visage trois fois, ainsi que ses bras jusqu'aux coudes trois fois, essuya sa tête, puis lava ses pieds trois fois. Il dit alors : « J'ai vu le Prophète ﷺ faire ses ablutions de la même manière que je viens de le faire, et dire : Quiconque accomplit ses ablutions comme je viens de le faire, puis prie deux unités de prière sans être distrait durant celles-ci, alors Allah lui pardonne tous ses péchés précédents » — authentique, rapporté par Al-Bukhari et Muslim (Sahih Al-Bukhari : 164), également rapporté par Muslim (226). Ce hadith est la référence principale de la description correcte de l'ablution, un compagnon éminent y détaillant chaque étape après avoir lui-même été témoin de l'ablution du Prophète ﷺ. Ibn Shihab (qu'Allah lui fasse miséricorde) commentait : « Nos savants disaient que cette ablution est la plus complète qu'un homme puisse accomplir pour la prière. »
Une fois l'ablution accomplie et parfaite, celui qui se rend à la mosquée pour prier en groupe obtient une récompense multipliée — pour en savoir plus, lisez : La Salat al Jama'a : la prière en groupe en islam →
Définition étymologique : le mot arabe wudu vient de la racine wadaa, qui évoque la beauté, l'éclat et la propreté. En arabe, la prononciation avec un « u » (wuḍūʾ) désigne l'acte lui-même, tandis que la prononciation avec un « a » (waḍūʾ) désigne l'eau destinée à cet usage.
Définition technique : l'adoration d'Allah, Puissant et Majestueux, par le lavage de membres déterminés selon une manière déterminée.
Conditions de validité de l'ablution
L'ablution n'est valide que si ses conditions sont réunies :
- L'islam — l'ablution d'un non-musulman n'est pas valide.
- La raison et le discernement — non valide pour une personne atteinte de folie ou dépourvue de discernement.
- L'intention — condition essentielle, elle se situe dans le cœur, sans obligation de la formuler verbalement.
- L'interruption préalable de ce qui rend l'ablution obligatoire — comme cesser d'uriner ou de retenir un gaz avant de commencer.
- Une eau pure et purifiante — non altérée par une impureté.
- L'élimination de tout ce qui empêche l'eau d'atteindre la peau — comme une peinture épaisse ou tout obstacle similaire.
- La pureté vis-à-vis des menstrues et des lochies — l'ablution d'une femme en état de règles ou de lochies n'est pas valide tant que le saignement n'a pas cessé et qu'elle ne s'est pas lavée intégralement.
- L'entrée du temps de la prière — pour celui atteint d'un état d'impureté permanent, comme l'incontinence.
Ces conditions elles-mêmes font l'objet de nuances entre savants
Ces huit conditions sont énumérées ainsi dans des ouvrages hanbalites classiques, mais certains points restent discutés :
- L'exigence que l'eau soit licite (non usurpée) relève de l'avis de certains juristes seulement ; la majorité considère que l'ablution avec de l'eau usurpée reste valide, avec péché — l'usurpation étant une transgression distincte du statut de la purification.
- De nombreux savants — dont les Shafi'ites — comptent l'intention parmi les piliers de l'ablution, non parmi ses conditions, car ils exigent qu'elle coïncide avec le tout début de l'acte d'adoration. Cela explique qu'elle apparaisse tantôt dans les listes de conditions, tantôt dans les listes de piliers selon l'école.
Distinction entre condition et pilier : le pilier fait partie intégrante de la réalité même de l'acte d'adoration, tandis que la condition le précède sans en être une composante — bien que l'omission de l'un ou l'autre, avec capacité de l'accomplir, affecte de la même manière la validité de l'acte.
La petite ablution étape par étape
Avant de commencer : dites uniquement « Bismillah » (Au nom d'Allah) — sans ajouter « Ar-Rahman Ar-Rahim », la formule authentiquement établie étant la formule simple. Abu Hurayra (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Pas de prière pour qui n'a pas d'ablutions, et pas d'ablutions pour qui n'y évoque pas le Nom d'Allah, Exalté soit-Il » — authentique, rapporté par Ibn Majah, Abu Dawud et Ahmad.
Remarque sur l'économie de l'eau
Le Prophète ﷺ faisait ses ablutions avec un récipient de taille modeste, et son bain rituel complet avec un récipient un peu plus grand. Il a interdit le gaspillage de l'eau, même au bord d'une rivière — l'économie de l'eau dans l'adoration est une pratique prophétique établie, pas une simple recommandation écologique moderne.
- L'intention — présentez dans votre cœur l'intention de lever l'état d'impureté mineure, sans la formuler à voix haute, que ce soit pour une prière obligatoire ou une prière surérogatoire comme la Salat al-Istikhara.
- La formule « Bismillah » — si vous ne l'avez pas déjà prononcée.
- Se laver les paumes jusqu'aux poignets — trois fois avant de les tremper dans le récipient, en passant les doigts entre eux. Ce lavage est surérogatoire, non obligatoire — l'obligation concerne le lavage des bras jusqu'aux coudes, à l'étape 7 ; ici, il s'agit d'une ouverture et d'un nettoyage préalable. Selon Aws (qu'Allah l'agrée), il vit le Prophète ﷺ faire ses ablutions et se laver les paumes trois fois — rapporté par Ahmad et An-Nasa'i. Au réveil du sommeil en particulier, ce lavage prend une importance accrue : Abu Hurayra (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque l'un d'entre vous se réveille de son sommeil, qu'il lave sa main avant de la plonger dans le récipient de ses ablutions, car il ne sait pas où sa main a passé la nuit » — rapporté par Al-Bukhari dans son Sahih (n°162).
- Le rinçage de la bouche — faire circuler l'eau vigoureusement dans la bouche puis la recracher, trois fois. Il est recommandé de se servir de l'index comme d'un siwak pour nettoyer les dents. Insister fortement dans le rinçage (faire pénétrer l'eau au fond de la gorge) est recommandé uniquement pour celui qui ne jeûne pas, de peur de rompre le jeûne. Selon un hadith : « Insiste dans l'aspiration nasale, sauf si tu jeûnes » — rapporté par Abu Dawud, An-Nasa'i, At-Tirmidhi et Ibn Majah, authentifié par Ibn Khuzayma. Le siwak lui-même est une pratique surérogatoire distincte, avant ou pendant l'ablution. Abu Hurayra (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Si je ne craignais de surcharger ma communauté, je leur aurais ordonné l'usage du siwak lors de chaque ablution » — authentique, rapporté par An-Nasa'i, Ahmad et Malik.
- L'aspiration nasale — aspirer l'eau dans le nez avec un souffle vigoureux, puis l'expulser avec la main gauche, trois fois.
- Le lavage du visage — depuis la racine des cheveux jusqu'au menton, et d'une oreille à l'autre, trois fois, en passant les doigts dans une barbe épaisse — selon le hadith : le Prophète ﷺ, lorsqu'il faisait ses ablutions, prenait une poignée d'eau, la faisait pénétrer sous son menton pour peigner sa barbe, disant : « C'est ainsi que mon Seigneur me l'a ordonné » — rapporté par Abu Dawud, authentifié par Al-Albani. Hassan ibn Bilal rapporte de même avoir vu Ammar ibn Yasir (qu'Allah l'agrée) frictionner sa barbe pendant ses ablutions ; interrogé sur ce geste, il répondit : « Qu'est-ce qui m'empêcherait de le faire, alors que j'ai vu le Messager d'Allah ﷺ frictionner sa barbe ? » — authentique, rapporté par Ibn Majah et At-Tirmidhi. Remarque pour les personnes âgées : il faut veiller aux plis et aux zones creuses du visage, où la peau peut se replier et empêcher l'eau d'atteindre ce qui se trouve en dessous.
- Le lavage des bras jusqu'aux coudes — le droit puis le gauche (commencer par la droite est une pratique recommandée, selon Aïcha (qu'Allah l'agrée) : « Le Prophète ﷺ aimait commencer par la droite dans toutes ses affaires : quand il mettait ses chaussures, quand il se coiffait et dans sa purification » — rapporté par Al-Bukhari (n°5380) et Muslim (n°268)), trois fois chacun, en veillant à ce que l'eau atteigne bien l'intégralité du coude — Jabir ibn Abdullah (qu'Allah les agrée, lui et son père) rapporte que « le Prophète ﷺ, lorsqu'il faisait ses ablutions, lavait tout autour de ses coudes » — authentique, rapporté par Ad-Daraqutni et Al-Bayhaqi. C'est ici l'obligation mentionnée dans le verset.
- Essuyer la tête une seule fois — passer les mains mouillées du front vers la nuque, puis les ramener vers le front. Cette description correspond au hadith d'Abdullah ibn Zayd (qu'Allah l'agrée) : un homme lui demanda de montrer comment le Prophète ﷺ faisait ses ablutions ; il se fit apporter de l'eau, lava ses mains deux fois, sa bouche et son nez trois fois, son visage trois fois, ses bras jusqu'aux coudes deux fois chacun, puis frotta sa tête de l'avant vers la nuque, puis revint à son point de départ, avant de laver ses pieds — rapporté par Al-Bukhari dans son Sahih (n°185). Ce hadith illustre au passage que laver les membres deux fois est tout aussi valide que trois fois. Un point de désaccord existe entre juristes concernant l'étendue de l'essuyage : l'imam Abu Hanifa considère que l'obligation se limite au quart avant de la tête, tandis que l'imam Malik et la majorité des savants estiment obligatoire l'essuyage de la tête entière — position la plus prudente et la plus proche de la tradition établie.
- Essuyer les oreilles — les index à l'intérieur du conduit auditif, les pouces sur l'extérieur des oreilles, par un mouvement englobant toute l'oreille. Les oreilles font partie de la tête, aucune eau nouvelle n'est donc nécessaire.

- Essuyer la nuque : non prescrit — l'imam An-Nawawi (qu'Allah lui fasse miséricorde) a déclaré dans Al-Majmu' : « Rien d'authentique n'a été rapporté concernant l'essuyage de la nuque. » Celui qui s'en abstient a une ablution complète ; celui qui le pratique en suivant l'avis de certains savants le fait au mieux par bienséance ou par recommandation, non par pratique établie — s'en abstenir est plus prudent.
- Le lavage des pieds jusqu'aux chevilles — le droit puis le gauche, trois fois, en passant les doigts entre les orteils — selon le hadith de Laqit ibn Sabra (qu'Allah l'agrée) : « Passe les doigts entre les orteils » — rapporté par les auteurs des quatre recueils de Sunan, authentifié par Ibn Khuzayma. Ibn Abbas (qu'Allah les agrée, lui et son père) rapporte dans le même sens que le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque tu fais tes ablutions, passe les doigts entre les doigts de tes mains et de tes pieds » — rapporté par At-Tirmidhi dans ses Sunan (n°39), qui l'a authentifié, également authentifié par Cheikh Al-Albani.
Une fois l'ablution terminée : récitez l'invocation transmise (voir la section « Invocation de l'ablution » ci-dessous).
Remarque : l'ordre entre les membres et la continuité (ne pas laisser un long délai entre les gestes) figurent parmi les conditions importantes selon la majorité des juristes. Il est permis de sécher les membres après l'ablution avec une serviette, sans que cela ne pose problème — c'est même recommandé dans les foyers modernes avec moquette ou tapis, et aucune interdiction n'a été rapportée dans la tradition authentique à ce sujet.
Piliers (fard) et sunnah de l'ablution
Les juristes distinguent le pilier (sans lequel l'ablution n'est pas valide) de la sunnah (récompensée si accomplie, sans péché si omise). Les piliers de l'ablution consensuels sont au nombre de six ; l'ordre et la continuité (chez la majorité) figurent également parmi ces six. Quant à la continuité entre les gestes (ne pas laisser un long délai), certains juristes en font un septième pilier disputé, d'autres ne l'incluent pas parmi les six consensuels :
| Piliers (fard) | Sunnah et recommandations |
|---|---|
| L'intention | La formule « Bismillah » au début |
| Laver le visage une fois | Laver les membres deux ou trois fois (sunnah sans désaccord) |
| Laver les mains jusqu'aux coudes | Commencer par le côté droit |
| Essuyer la tête, entière ou partiellement | Passer les doigts entre eux ; le siwak avant l'ablution |
| Laver les pieds jusqu'aux chevilles | Le rinçage de la bouche et l'aspiration nasale |
| L'ordre entre les membres | Essuyer les oreilles |
| La continuité (selon la majorité) | L'invocation avant et après ; l'économie de l'eau |
Les invalidants de l'ablution
Les invalidants sont ce qui annule l'ablution et impose son renouvellement. Les savants distinguent ce qui fait consensus de ce qui reste discuté.
Premièrement : les invalidants consensuels
1. Tout ce qui sort des deux orifices (avant et arrière) :
- L'urine et les selles — invalidants par consensus.
- Le gaz — invalidant par consensus, mais la pureté n'est pas annulée par le simple doute. Abdullah ibn Zayd ibn Asim (qu'Allah l'agrée) relate qu'on vint se plaindre au Prophète ﷺ du trouble ressenti par la personne en prière qui a la sensation d'avoir perdu ses ablutions ; il répondit : « Qu'il n'arrête pas sa prière tant qu'il n'entend ou ne sent rien » — authentique, rapporté par Al-Bukhari et Muslim. Une formulation proche, rapportée par Abu Hurayra, précise : « Pas d'ablution [à refaire] sans un bruit ou une odeur » (Ahmad, At-Tirmidhi, Ibn Majah).
- Le sperme — invalide l'ablution et impose le bain rituel complet à la fois.
- Le liquide pré-éjaculatoire (madhy) — décrit dans les textes classiques comme un liquide fin qui s'écoule lors de l'excitation ou en y pensant ; il s'agit du fluide transparent et visqueux sécrété par les glandes de Cowper lors de l'excitation sexuelle, avant l'éjaculation. Il invalide l'ablution seulement, sans imposer le bain rituel, avec obligation de laver le sexe et ce qui en a été touché sur le vêtement. Selon Ali (qu'Allah l'agrée) : « Le Prophète ﷺ lui ordonna de laver son sexe et de faire ses ablutions » — rapporté à l'unanimité.
- Le liquide prostatique (wady) — liquide blanc, épais et peu abondant, qui s'écoule généralement de la verge immédiatement après la miction ou après un effort ; invalide l'ablution seulement, sans obligation de laver au-delà de ce qu'exige l'urine.
2. La perte de conscience : par le sommeil profond qui supprime toute perception, l'évanouissement, la folie, ou l'ivresse. Quant au sommeil léger qui ne fait pas perdre la perception — comme somnoler assis tout en restant conscient de son environnement — il n'invalide pas l'ablution selon la majorité des savants.
3. Les menstrues et les lochies : invalidants par consensus chez la femme, ils imposent le bain rituel complet en plus de l'ablution, et sa prière n'est valide qu'après leur cessation et le bain.
Règle importante : le doute n'invalide pas l'ablution
Les jugements ne se fondent pas sur le doute. Celui qui doute d'un possible événement invalidant conserve son ablution jusqu'à en avoir la certitude — par un bruit entendu ou une odeur perçue, selon la parole du Prophète ﷺ : « Qu'il n'arrête pas sa prière tant qu'il n'entend ou ne sent rien » (rapporté par Al-Bukhari et Muslim). Cette règle apaise beaucoup de personnes sujettes aux scrupules excessifs concernant la pureté rituelle.
Deuxièmement : les points discutés entre juristes
Contrairement à une idée répandue, les points suivants ne sont pas consensuels — ils font l'objet d'un désaccord légitime entre écoles :
- Toucher son sexe directement de la main — la majorité des juristes (malikites, shafi'ites, hanbalites) considère que cela invalide l'ablution, sur la base du hadith de Busra bint Safwan : « Que celui qui touche son sexe renouvelle ses ablutions » (rapporté par An-Nasa'i dans ses Sunan, n°479, authentifié par Cheikh Al-Albani dans Sahih An-Nasa'i), tandis que les hanafites estiment que cela n'invalide pas l'ablution.
- Manger de la viande de chameau — les hanbalites et une partie des shafi'ites estiment que cela invalide l'ablution, sur la base du hadith de Jabir ibn Samura rapporté dans Sahih Muslim, tandis que les hanafites et les malikites estiment le contraire. La prudence recommande néanmoins de refaire ses ablutions.
- Toucher une femme — l'avis le plus juste, selon un grand nombre de savants, est que cela n'invalide en aucun cas l'ablution, avec ou sans désir, tant que rien n'est expulsé — car le Prophète ﷺ embrassait certaines de ses épouses puis priait sans refaire ses ablutions. Ce que désigne « toucher les femmes » dans les versets des sourates An-Nisa et Al-Ma'ida renvoie, selon l'avis le plus juste, au rapport intime — c'est l'opinion d'Ibn Abbas (qu'Allah les agrée) et d'un groupe de savants.
- Laver un défunt — l'avis le plus juste chez la majorité des savants est que cela n'invalide pas l'ablution en soi, faute de preuve, sauf si la main de la personne qui lave touche le sexe du défunt sans obstacle intermédiaire.
Troisièmement : les personnes en situation d'excuse (état d'impureté permanent)
La personne souffrant d'incontinence urinaire — celui dont l'urine s'écoule en continu sans qu'il puisse la retenir : il refait ses ablutions à chaque prière après l'entrée de son temps, et prie même si quelques gouttes s'échappent durant la prière, sans l'interrompre ; il ne retarde pas la prière en tentant de retenir son urine. Il est recommandé de placer une protection empêchant de souiller les vêtements. Son ablution est valide et devient invalide à la fin du temps de la prière ou par un autre invalidant.
La femme en état d'istihada (métrorragie) — celle dont le saignement se poursuit au-delà des jours habituels de ses menstrues. Selon Aïcha (qu'Allah l'agrée), Fatima bint Abi Hubaysh interrogea le Prophète ﷺ et lui dit : « Ô Messager d'Allah, je suis une femme dont le sang ne cesse point, je ne suis jamais en état de pureté, dois-je laisser la prière ? » « Non, lui dit le Messager d'Allah ﷺ, ce sang vient d'une veine, il n'a rien à voir avec les menstrues. Lorsque tes menstrues arrivent, tu laisseras la prière ; mais une fois leur période habituelle terminée, tu laveras le sang, après quoi tu prieras. » Hicham, l'un des narrateurs du hadith, rapporte que son père ajoutait : « Après quoi, tu feras des ablutions mineures pour chaque prière jusqu'à ce que revienne ledit moment » — rapporté par Al-Bukhari dans son Sahih (n°228). Son cas est identique à celui de la personne souffrant d'incontinence : elle refait ses ablutions à chaque prière, et sa pureté devient invalide à la fin du temps de la prière ou par un autre invalidant.
L'ablution prépare à la prière, et la maintenir à son heure est l'un des actes les plus importants aux yeux d'Allah — pour en savoir plus, lisez : L'importance de la prière à l'heure, à la lumière des hadiths →
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Essuyer les chaussettes et bottillons (khuffayn) : définition, méthode, cas de figure
Définition
Essuyer les bottillons (khuff, en cuir) ou les chaussettes (jawrab) est une facilité légale qui dispense de laver les pieds lors de l'ablution ; c'est une pratique du Prophète ﷺ et de ses compagnons. Elle exige une pureté rituelle complète au moment de les enfiler, et se limite à une durée déterminée selon le statut de résident ou de voyageur.
Méthode et conditions
- Enfiler la chaussette ou le bottillon en état de pureté complète — selon Al-Mughira ibn Shu'ba (qu'Allah l'agrée) : « J'étais en voyage avec le Prophète ﷺ ; je me suis alors baissé pour lui enlever ses bottillons. Il a alors dit : Laisse-les, car je les ai chaussés alors qu'ils étaient purs. Alors il les essuya » — authentique, rapporté par Al-Bukhari et Muslim (Sahih Al-Bukhari : 206). Une version plus détaillée, rapportée par Ahmad (18196), ajoute l'échange suivant : « Ô Envoyé d'Allah, as-tu oublié ? » — « C'est plutôt toi qui as oublié, c'est mon Seigneur qui me l'a ordonné. »
- S'assurer qu'ils couvrent les pieds jusqu'aux chevilles, et qu'ils soient purs.
- Essuyer dans la durée légale — Shurayh ibn Hani relate : « J'allais voir Aïcha afin de l'interroger sur le fait de passer les mains sur les chaussons. Elle me dit : Va voir Ibn Abi Talib et demande-lui, car il voyageait avec le Messager d'Allah ﷺ ! Quand nous lui demandâmes, il dit : Le Messager d'Allah ﷺ a donné trois jours et trois nuits au voyageur, et un jour et une nuit au résident » — authentique, rapporté par Muslim (n°276). Et selon Safwan ibn Assal (qu'Allah l'agrée) dans le même sens : « [Le Prophète ﷺ] nous ordonnait, si nous étions en voyage, de ne pas retirer nos bottillons pendant trois jours et leurs nuits, sauf pour l'état d'impureté majeure — mais pour les selles, l'urine et le sommeil [l'essuyage restait valable] » — rapporté par At-Tirmidhi (3535), authentifié comme bon par Al-Albani.
- Manière d'essuyer — passer les doigts mouillés sur le dessus du bottillon, des orteils vers la jambe, une seule fois.
Différence entre le khuff et le jawrab : le khuff est en cuir, tandis que le jawrab est en laine, coton, poil ou matière similaire — il a le même statut que le khuff, et il est donc permis d'essuyer dessus selon les mêmes conditions et la même durée, à condition qu'il couvre les pieds jusqu'aux chevilles.
Quand l'essuyage devient-il invalide ?
| Situation | Règle |
|---|---|
| Fin de la durée légale (un jour/nuit pour le résident, 3 jours/nuits pour le voyageur) | L'essuyage devient invalide, il faut retirer le bottillon et laver les pieds |
| Essuyage sur la chaussette et la sandale ensemble, puis retrait de la sandale | Il faut aussi retirer la chaussette — le statut concerne les deux ensemble |
| Essuyage sur la chaussette seule (sandale par-dessus) | La sandale peut être retirée et remise librement sans invalider l'essuyage |
| Survenue de l'état d'impureté majeure | L'essuyage devient invalide, retrait obligatoire et bain rituel complet — selon Anas ibn Malik (qu'Allah l'agrée) : « Lorsque l'un de vous fait ses ablutions et enfile ses bottillons, qu'il prie avec, qu'il essuie dessus, et qu'il ne les retire pas, s'il le souhaite, sauf en cas d'impureté majeure » — authentifié par Al-Albani dans Sahih Al-Jami' (447) |
Invocation de l'ablution
Avant l'ablution
Au moment de commencer, dites simplement : « Bismillah » — sans ajouter « Ar-Rahman Ar-Rahim ».
Pendant l'ablution : aucune invocation propre à chaque membre
Aucune invocation authentique n'est établie pour chaque membre pris séparément pendant l'ablution — comme dire « Ô Allah, blanchis mon visage » en lavant le visage, ou « Ô Allah, donne-moi mon livre dans ma main droite » en lavant la main droite. Ces invocations n'ont aucune base authentique, et leur introduction dans l'ablution est une innovation sans fondement. Il est préférable de vivre son ablution avec humilité et présence du cœur, sans ces ajouts inventés.
Après l'ablution
Trois formules sont établies après l'ablution, entre lesquelles le musulman varie sans toutes les réunir en une seule fois :
Première formule (rapportée par Muslim) : « J'atteste qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah, Seul, sans associé, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager. » Le Prophète ﷺ a dit : « Quiconque parachève son ablution puis prononce cette formule verra s'ouvrir pour lui les huit portes du Paradis, il y entrera par celle qu'il souhaite » — rapporté par Muslim.
Deuxième formule, avec ajout (rapportée par At-Tirmidhi) : Omar ibn Al-Khattab (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète ﷺ a dit : « Il n'y a aucun d'entre vous qui accomplisse les ablutions parfaitement puis dise : J'atteste qu'il n'y a aucune divinité qui mérite d'être adorée sauf Allah Seul, sans associé, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son envoyé, ô Allah, compte-moi parmi les repentants et parmi ceux qui se purifient, sans que les huit portes du Paradis ne s'ouvrent pour lui, et il entre par celle qu'il désire » — rapporté par At-Tirmidhi dans ses Sunan (n°55), authentifié par Cheikh Al-Albani (Sahih At-Tirmidhi, hadith sahih). En phonétique, l'ajout se dit : « Allâhoumma-j'alnî mina-t-tawwâbîna wa-j'alnî mina-l-mutaṭahhirîn ».
Troisième formule (rapportée par An-Nasa'i avec une chaîne authentique) : « Gloire à Toi, ô Allah, et à Toi la louange, j'atteste qu'il n'y a de divinité digne d'adoration que Toi, je Te demande pardon et reviens à Toi repentant. »
Une fois l'ablution et son invocation accomplies, la prochaine étape est la prière elle-même — découvrez le guide complet : Comment prier en islam : guide complet →
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'ablution et quel est son statut en islam ?
L'ablution est la purification mineure par l'eau qu'Allah a prescrite aux musulmans avant la prière. Son statut est une obligation individuelle pour tout musulman responsable souhaitant prier, faire le tour de la Ka'ba, ou toucher le Coran, fondée sur le verset 6 de la sourate Al-Ma'ida et les hadiths mutawatir du Prophète ﷺ.
Faut-il refaire l'ablution avant chaque prière ?
Non, ce n'est pas obligatoire si aucun invalidant n'est survenu — selon Anas ibn Malik (qu'Allah l'agrée) : le Prophète ﷺ faisait ses ablutions pour chaque prière ; on lui demanda : « Et vous, comment faisiez-vous ? » Il répondit : « Les ablutions suffisaient à l'un d'entre nous tant qu'il n'avait pas eu de hadath » (rapporté par Al-Bukhari, n°214). Celui qui conserve son état de pureté peut donc prier autant qu'il le souhaite jusqu'à ce qu'un invalidant survienne. Il est néanmoins recommandé de renouveler son ablution à chaque prière même sans nécessité — l'imam An-Nawawi affirmait qu'il y a consensus des savants sur cette recommandation (Charh Sahih Muslim, vol. 3, p. 103). Les personnes en situation d'excuse (incontinence, saignement continu) doivent quant à elles refaire leurs ablutions à chaque prière, par obligation.
Quels sont les invalidants consensuels de l'ablution ?
Ce qui sort des deux orifices (urine, selles, gaz, sperme, liquide pré-éjaculatoire, liquide prostatique), la perte de conscience (sommeil profond, évanouissement, folie, ivresse), ainsi que les menstrues et les lochies. Toucher son sexe et manger de la viande de chameau, en revanche, sont des points disputés entre écoles, non consensuels — la majorité considère toucher son sexe comme invalidant, tandis que les hanafites ne le considèrent pas ainsi ; les hanbalites considèrent la viande de chameau comme invalidante, tandis que les hanafites et les malikites ne le pensent pas.
Sperme, liquide pré-éjaculatoire, liquide prostatique : quelle différence ?
Le sperme est un liquide épais expulsé avec force lors du plaisir intense, il invalide l'ablution et impose le bain rituel. Le liquide pré-éjaculatoire (madhy) est un fluide transparent et visqueux, sécrété par les glandes de Cowper lors de l'excitation sexuelle avant l'éjaculation ; il invalide l'ablution seulement et impose le lavage du sexe et de ce qui en a été touché sur le vêtement. Le liquide prostatique est un liquide blanc épais qui s'écoule après l'urine ou en portant des charges lourdes, il invalide l'ablution seulement.
Toucher une femme invalide-t-il l'ablution ?
L'avis le plus juste chez la majorité des savants est que toucher une femme n'invalide jamais l'ablution, avec ou sans désir, tant que rien n'est expulsé — car le Prophète ﷺ embrassait certaines de ses épouses puis priait sans refaire ses ablutions.
L'essuyage de la nuque est-il prescrit ?
Aucune preuve authentique n'établit la prescription de l'essuyage de la nuque. L'imam An-Nawawi a affirmé que rien d'authentique n'a été rapporté à ce sujet concernant le Prophète ﷺ ; celui qui s'en abstient a une ablution complète et valide.
Le doute quant à la survenue d'un invalidant annule-t-il l'ablution ?
Non, les jugements ne se fondent pas sur le doute. Celui qui doute si son ablution a été invalidée ou non reste certain de sa pureté jusqu'à ce qu'il ait la certitude de l'invalidant, par un bruit entendu ou une odeur perçue.
Peut-on essuyer sur des chaussettes ordinaires ?
Oui, selon la majorité des savants contemporains, à condition qu'elles aient été enfilées en état de pureté complète, qu'elles couvrent les pieds jusqu'aux chevilles, et que l'essuyage reste dans la durée légale.
Que faire si l'on oublie de dire « Bismillah » en commençant l'ablution ?
Son ablution reste valide selon la majorité des juristes, la formule étant une sunnah fortement recommandée et non une obligation pour la plupart des écoles. Il est recommandé de la prononcer si l'on s'en souvient en cours d'ablution.
Peut-on parler pendant l'ablution ?
Parler pendant l'ablution ne l'invalide pas et n'est pas interdit, bien que le silence soit préférable sauf nécessité ou enseignement — l'ablution étant un acte d'adoration qui mérite d'être accompli avec un cœur présent.
Peut-on se sécher les membres après l'ablution ?
Oui, il est permis de se sécher avec une serviette ou similaire, sans que cela ne pose problème sur le plan religieux — c'est même recommandé dans les foyers modernes avec moquette ou tapis, et aucune interdiction n'a été rapportée dans la tradition authentique à ce sujet.
Pourquoi faut-il se laver les mains avant de les plonger dans le récipient au réveil ?
Le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque l'un d'entre vous se réveille de son sommeil, qu'il lave sa main avant de la plonger dans le récipient de ses ablutions, car il ne sait pas où sa main a passé la nuit » (rapporté par Al-Bukhari, n°162). Cette précaution vise à éviter de souiller l'eau du récipient avec une impureté éventuelle passée inaperçue durant le sommeil.
Est-il recommandé de laver au-delà des coudes lors de l'ablution ?
L'obligation s'arrête au coude et à la cheville, mais étendre le lavage au-delà est une pratique recommandée selon le hadith : « Que celui qui peut étendre la blancheur de son visage [et de ses membres], le fasse ! » (Al-Bukhari et Muslim). Abu Hurayra la pratiquait lui-même jusqu'à l'épaule, tout en restant prudent quant à l'habituer systématiquement en public, de peur que les gens n'en viennent à la croire obligatoire.
Peut-on retirer sa sandale tout en gardant l'essuyage de la chaussette valide ?
Oui, si l'essuyage a été fait sur la chaussette seule (et non sur la chaussette et la sandale ensemble), le statut reste attaché à la chaussette uniquement — la sandale peut être retirée et remise librement sans invalider l'essuyage. En revanche, si les deux ont été essuyés ensemble, retirer la sandale impose également de retirer la chaussette.
L'essuyage des bottillons est-il valide en état d'impureté majeure ?
Non, l'essuyage des bottillons et des chaussettes est spécifique à l'état d'impureté mineure. Quiconque est en état d'impureté majeure, de menstrues ou de lochies doit les retirer et effectuer le bain rituel complet, ces états imposant la levée intégrale de l'impureté majeure.
Quelle est l'invocation correcte de l'ablution ?
Elle débute par « Bismillah » avant de commencer. Une fois terminée, le musulman varie entre trois formules établies : l'attestation de foi (Muslim), l'invocation des repentants (At-Tirmidhi), et « Gloire à Toi, ô Allah » (An-Nasa'i). Les invocations propres à chaque membre, en revanche, n'ont aucune base authentique et sont une innovation.